de azulman93 le Dim Aoû 19, 2007 03:07
Amaouche, Dehouche et Oussalah d’attaque à la Jsk
Une vague de fraîcheur “béjaouie” à Tizi
L’histoire des footballeurs béjaouis, qui ont déjà fait la gloire du prestigieux club kabyle, la JSK, ne date pas d’aujourd’hui, et les nostalgiques des Canaris se rappellent certainement l’ex-gardien de but Challal et surtout les attaquants d’envergure tels que Rachid Dali, Rachid Baris, Bouzid Deries et autres Hakim Amaouche qui ont marqué leurs passages respectifs à Tizi Ouzou au gré des diverses générations du cru kabyle. Et aujourd’hui que trois Béjaouis authentiques, en l’occurrence Yacine Amaouche, Nassim Dehouche et Nassim Oussalah, se retrouvent tous ensemble sous l’étendard vert et jaune de la JSK, n’est-ce pas que l’histoire est un éternel recommencement encore que, c’est bien la première fois dans les annales de la JSK que trois Béjaouis s’engagent à assembler leur génie, leur talent et surtout leur rage de vaincre pour tenter d’insuffler un sang nouveau à la JSK et tenter de relever de gros défis sous la bannière du plus prestigieux club de Kabylie.
Amaouche veut réussir son “come-back”
À tout seigneur, tout honneur, l’aîné des “trois Mousquetaires” n’est autre que Yacine Amaouche, un footballeur vif et racé qui a déjà porté les couleurs de la JSK — il faut le rappeler — avant de tenter sa chance un peu partout dans d’autres clubs de l’élite où il aura accumulé tant d’expérience. Formé dans la riche pépinière de Sidi Aïch, sa ville natale, au milieu d’une famille de footballeurs racés dont l’aîné Hakim a déjà marqué l’histoire de la JSK et de la JSM Béjaïa, Yacine Amaouche a déjà eu l'insigne honneur d’avoir porté déjà le maillot de la JSK où il brilla de mille feux jusqu’à se frayer, à l’époque, une belle place en équipe nationale. Attaquant rapide et buteur attenté, Yacine Amaouche ne fut malheureusement pas gâté par la providence puisqu’il fut longuement contrarié par de nombreuses blessures et fut contraint de subir plusieurs interventions chirurgicales qui auront pesé lourdement sur son parcours footballistique. Et ils sont nombreux les observateurs qui estiment que l’enfant terrible de Sidi Aïch aura raté, en fait, une carrière exceptionnelle qui aurait même pu le propulser de l’autre côté de la Méditerranée tant les recruteurs des clubs européens s’étaient longuement intéressés à sa carte de visite s’il n‘avait pas été perturbé par tant de poisse et d’adversité. Et comme, en football, il ne faut jamais jurer de rien, voilà que Yacine Amaouche semble résolu à parachever tel qu’il se doit sa carrière à… la JS Kabylie, son club de rêve où il avait la nette impression d’avoir laissé une belle aventure au goût d’inachevé. Lors du match JSK-CA Batna, disputé en cette fin de saison 2007 à Tizi Ouzou, Yacine Amaouche, promu capitaine batnéen, a prouvé aux yeux des supporters et surtout des dirigeants de la JSK qu’il n’était pas encore fini et qu’il était encore performant au plus haut niveau. Et en un clin d’œil, le “come-back” fut concrétisé entre le président Hannachi et celui qui était jadis le “chouchou” du public kabyle. “Dans ma tête, je n’ai jamais quitté la JSK car je considère que c’était ma seconde famille. Mon frère aîné Hakim a fait les beaux jours de la JSK puis j’ai suivi sa trace à Tizi Ouzou, avant de partir ailleurs, alors que toute ma famille à Sidi Aïch et à Béjaïa a toujours porté la JSK dans son cœur”, dira Yacine Amaouche qui a d’ailleurs débarqué au stade du 1er-Novembre de Tizi Ouzou dans la peau d’un joyeux luron qui connaît bien la maison. “C’est un stade où j’ai connu tant de joie, mais j’avoue que je suis parti en 2003 avec un certain goût d’inachevé. C’est pour cela que je me sens très motivé pour réussir une très belle saison pour mon retour à la JSK”, dira Yacine Amaouche qui n’a pas eu la chance de disputer la Champion’s League africaine car n’étant pas qualifié par la CAF, mais qui semble décidé à se rattraper en championnat d’Algérie où il compte briller de mille feux. “La JSK devrait se concentrer désormais sur le championnat pour se remettre sur orbite, et j’espère que tout repartira de plus belle pour la nouvelle équipe”, dira Yacine Amaouche dont le public attend énormément, lui qui l’a déjà adopté au début des années 2000 et qui compte le porter encore aux nues pour peu que l’ex-Béjaoui enflamme encore le 1er-Novembre avec ses déboulés irrésistibles et ses raids dévastateurs.
Dehouche veut réaliser un rêve d’enfance
L’autre Béjaoui qui n’a pas eu le privilège de jouer la Champion’s League africaine, car ne possédant pas de licence africaine, est le tout nouveau Canari Nassim Dehouche. Excellent milieu de terrain doté d’une technique remarquable et d’une clairvoyance dans le jeu très appréciable, Dehouche, lui, est un pur produit de la belle pépinière de la JSM Béjaïa qui a donné tant de jeunes talents tels que les Boudehouche, Boulaïncer et autres Boukemacha. Comme tout jeune footballeur de la Kabylie profonde, Nassim Dehouche a toujours rêvé de porter, un jour, les couleurs sacrées de la JS Kabylie. Et comme là aussi, le football est très souvent marqué de belles surprises et de véritables contes de fée, voilà que… l’ex-poumon d’acier de la JSM Béjaïa se retrouve canari et a bien du mal à réaliser le bonheur d’un rêve d’enfance finalement exaucé. En juin dernier, Dehouche semblait quelque peu hésitant entre l’envie de rempiler à la JSM Béjaïa, son club de toujours, et la tentation d’aller ailleurs pour vivre d’autres aventures et connaître d’autres sensations comme l’ont déjà fait de nombreux coéquipiers partis à Batna, à Biskra ou Alger pour monnayer davantage leur talent. Et comme le hasard fait bien les choses, voilà que la JSK saute sur l’occasion et Nassim Dehouche n’hésite pas sur une telle aubaine pour opter au profit des Canaris, surtout qu’il était tout aussi heureux de retrouver deux amis du bled, en l’occurrence Yacine Amaouche et un autre Nassim Oussalah, en l’occurrence, qui s’est fait un grand plaisir de l’accueillir dans son propre jardin. “C’est un grand honneur et un immense bonheur que de porter les couleurs de la JSK, et je m’efforcerai de tout faire pour justifier la confiance placée en moi par les dirigeants de la JSK”, dira Dehouche qui a travaillé d’arrache-pied, durant toute cette intersaison, pour être prêt pour le début du championnat. Quelque peu frustré de sa non-qualification en Ligue des champions, Dehouche aura eu finalement toute latitude de recharger ses batteries et de se préparer en conséquence pour réussir son baptême du feu sous ses nouvelles couleurs vert et jaune de la JSK, même s’il est déjà conscient de la dure concurrence au sein de l’échiquier kabyle. “Je sais bien que les places sont chères à la JSK mais je n’ai pas peur de la concurrence. Au contraire, c’est une stimulation saine pour tous les joueurs qui se donneront à fond pour l’intérêt suprême de l’équipe. C’est un beau pari qui m’intéresse au plus haut point”, dira Nassim Dehouche qui rêve d’ores et déjà de réussir son envol à la JSK et de conquérir le merveilleux public du 1er-Novembre.
Oussalah veut confirmer son talent
Le troisième larron n’est autre que Nassim Oussalah, le terrible ailier de poche qui est capable, à lui seul, de faire basculer un match lorsqu’il respire la grande forme. Et si Amaouche a grandi à Sidi Aïch pour exploser à Béjaïa, alors que Dehouche s’est épanoui à la JSM Béjaïa, Oussalah, lui, est un pur produit de l’autre club rival de Béjaïa, le MOB.
Repéré par les dirigeants kabyles, il y a deux ans de cela, lors d’un match amical JSK-MOB, disputé à Tizi Ouzou, Oussalah a aussitôt attiré dans la ville des Genêts, où il a souvent brillé par son pied gauche déroutant et surtout sa polyvalence sur le flanc gauche, en position d’attaquant nominal ou d’homme de couloir. Coéquipier modèle et considéré comme le bout-en-train de l’équipe, Oussalah commence à être considéré comme l’un des cadres de l’équipe actuelle de la JSK. Même s’il était quelque peu agacé, la saison dernière, par son statut de remplaçant, et qu’il avait même menacé de partir tenter sa chance ailleurs, Oussalah a fini par miser sur la stabilité et la continuité. “J’ai bien réfléchi, et tout compte fait, j’ai préféré rester à la JSK avec la ferme intention de réussir une très belle saison. Je suis personnellement content que deux autres joueurs de Béjaïa nous aient rejoints, en l’occurrence Amaouche et Dehouche qui recèlent d’énormes qualités morales et sportives. Je suis persuadé que nous serons d’attaque pour le début du championnat et oublier au plus vite les déboires de la Champion’s League”, dira Oussalah apparemment déterminé à “casser la baraque” cette saison pour peu qu’on lui fasse confiance. C’est dire que le trio Amaouche-Oussalah- Dehouche constitue désormais un “brelan d’as” précieux pour la JSK et surtout une nouvelle vague de fraîcheur béjaouie pour les Canaris.
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